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Le marché secondaire du private equity franchit un nouveau record en 2026

Par Lila Benhammou, Co-Fondatrice & CIO — FINXIA Capital

C.CAPITAL

Le marché secondaire du private equity a clôturé 2025 sur un record de 226 milliards de dollars de volume. Le premier semestre 2026 a immédiatement battu ce record avec 121 milliards de dollars — la meilleure performance semestrielle jamais enregistrée. À ce rythme, 2026 devrait dépasser 250 milliards de dollars, soit près du double du volume de 2022.

Cette croissance ne vient pas d'un seul segment. Le volume LP-led a progressé de 34% sur un an pour atteindre 120 milliards de dollars en 2025, tandis que le volume GP-led a bondi de 51% pour atteindre 106 milliards. Les fonds secondaires ont levé 95 milliards de dollars de capital en 2025, déployés contre un flux de deals que Preqin estime désormais à 250-260 milliards de dollars pour l'année pleine 2026.

Pourquoi les décotes se resserrent — et pourquoi cela ne concerne pas tous les segments

L'environnement de décote s'est nettement amélioré pour les vendeurs. Les positions de private equity buyout se sont négociées à 94% de la valeur nette d'actif au premier semestre 2025, contre moins de 90% en 2022. Sur les fonds de qualité, les décotes se sont resserrées à 5-10%, loin des 15-25% observés durant le choc de taux de 2022-2023.

Ce resserrement général crée un paradoxe pour un investisseur sélectif : plus le marché secondaire mûrit et se resserre, plus l'avantage informationnel devient rare — et plus il devient précieux là où il subsiste. C'est précisément dans les poches où la décote reste large, malgré la compression générale du marché, que se trouve l'opportunité pour une stratégie à conviction élevée et volume limité.

La discipline C.CAPITAL dans un marché en pleine liquidité

Un marché secondaire abondant en capital n'est pas nécessairement un marché favorable à tous les acheteurs. Quand 95 milliards de dollars de capital secondaire cherchent à se déployer, la compétition sur les actifs les plus liquides et les mieux compris s'intensifie mécaniquement — ce qui comprime davantage les décotes sur ces segments et déplace l'opportunité réelle vers des poches moins disputées, nécessitant une expertise sectorielle plus fine pour être correctement évaluées.

C.CAPITAL, le pôle late-stage et secondaires décotés de FINXIA Capital porté par Lila Benhammou, est structuré pour cette configuration : une approche ultra-sélective, réservée aux opportunités où l'expertise sectorielle du fonds confère un avantage décisif, avec un taux de conversion volontairement inférieur à 5% et un ticket moyen de 2 à 10 millions d'euros.

Ce que le record 2026 signale pour la suite

Un marché secondaire qui double de volume en quatre ans n'élimine pas les inefficiences de pricing — il les redistribue. Les segments les plus liquides se resserrent, mais les poches nécessitant une expertise sectorielle spécifique, comme les secondaires d'infrastructure IA, restent structurellement moins arbitrées. C'est cette dispersion, plus que le volume agrégé, qui définit l'opportunité pour une stratégie à conviction.

Lila Benhammou est Co-Fondatrice et Directrice des Investissements (CIO) de FINXIA Capital. Elle pilote la stratégie C.CAPITAL (late-stage, secondaires décotés) ainsi que l'infrastructure IA-native du fonds. Serial entrepreneure, elle a fondé Humans4help avant de co-créer FINXIA Capital. Autrice de deux ouvrages : « RPA, AI, Chatbots » (2020) et « Power-Bound — La guerre du mégawatt » (2026).