Senior Living en Europe : le troisième pilier du résidentiel opéré que les investisseurs découvrent
Par Jean-Pierre Véron, Président — FINXIA Capital
Résidentiel & Flex Living
16,1 milliards d'euros ont été investis dans le senior living européen en 2025, dont un record de 11,8 milliards au Royaume-Uni. Hors Royaume-Uni, l'activité a presque doublé par rapport à 2024, portée par le rebond des pays nordiques. Pourtant, la pénétration institutionnelle du segment reste inférieure à 3% dans la plupart des pays européens — un écart considérable entre la dynamique démographique et l'allocation de capital réelle.
Cet écart ne relève pas du mystère : selon Eurostat, plus de 30% de la population en France, en Allemagne et en Italie aura plus de 65 ans d'ici 2030. La part des 65 ans et plus dans l'Union européenne devrait passer de 22% en 2024 à 28% en 2045, soit près de 29 millions de personnes supplémentaires. Cette 'vague grise' est l'une des tendances démographiques les plus prévisibles d'Europe — et pourtant l'un des segments immobiliers les moins capitalisés par le capital institutionnel.
Pourquoi la demande institutionnelle s'accélère maintenant
L'investissement dans les secteurs immobiliers opérés (OpRE) représente une part croissante de l'investissement total en Europe depuis 2022, passant de 30% à 38%. Près de deux investisseurs sur cinq prévoient d'augmenter encore leur allocation à ces secteurs dans les trois prochaines années. Le retour de la liquidité en 2025 devrait renforcer la demande institutionnelle pour le senior living en 2026, soutenue par un capital Core et value-add substantiel en quête d'exposition au segment.
Ce retard d'allocation face à une demande démographique aussi prévisible crée une configuration rare : un segment où le risque de demande est structurellement documenté, mais où l'offre de capital institutionnel reste largement inférieure à l'opportunité. C'est exactement le type de déséquilibre que la thèse résidentielle opérée de FINXIA est structurée pour capturer.
Le senior living, un actif opéré au même titre que le coliving et le PBSA
Le senior living partage la même logique opérationnelle que le reste du résidentiel flexible : la performance dépend de la qualité de gestion active — services de santé intégrés, personnel qualifié, taux d'occupation piloté — bien davantage que de la simple détention immobilière. C'est cette dimension opérationnelle, commune à l'ensemble du résidentiel opéré, qui rapproche structurellement le senior living du coliving, du PBSA et du build-to-rent au sein d'un même savoir-faire de gestion d'actifs.
FINXIA Capital cible le senior living au même titre que les autres segments du résidentiel flex, avec des actifs opérés par des partenaires spécialisés du secteur santé-résidentiel, dans le cadre de la même discipline de structuration grand format appliquée à l'ensemble du pôle Résidentiel & Flex Living.
Une classe d'actifs à surveiller de près en 2026
Le senior living européen combine trois caractéristiques rares pour un investisseur institutionnel : une demande démographique documentée sur plusieurs décennies, une offre de capital encore largement inférieure à l'opportunité, et un modèle opérationnel directement transposable au savoir-faire déjà déployé sur le coliving, le PBSA et le build-to-rent. C'est cette combinaison qui en fait, selon nous, le prochain terrain d'exécution naturel de la thèse résidentielle FINXIA.
Jean-Pierre Véron est Président et Fondateur de FINXIA Capital SCSp. Plus de 40 ans de track record sur des cycles complets d'acquisition, développement, restructuration et cession d'actifs immobiliers institutionnels en Europe — Financière Rive Gauche, Directeur Général France de Kaufman & Broad (20 ans), Financière Norev.